News

Ombres brûlées et rose fluo

 

Denitsa lchevava et Isabelle Rouquette sont deux artistes qui se sont rencontrées et ont composté, aux ateliers Mommen.

 

Mes bébés, dit-elle rieuse ! Denitsa fait de ses peintures compagnes plus qu’un idéal posthumaniste : elle les composte. Elle travaille par séries, rythmées sur le souffle, selon qu’il soit plus ou moins long, plus ou moins court. Et ces respirations dramatisent les actes calmes et furieux qui instaurent celui à venir. Ces actes s’incorporent dans la peinture, dans le dessin, et se prolongent dans les technologies multimédias.

 

Isabelle aussi composte. Nourrie d’impressions qu’elle anime dans une seule toile, couche après couche : manière pour elle de ralentir des récits passés, humains et non humains, situés au cœur d’une actualité bouillante et inquiétante. Faire des pratiques artistiques une force en ce temps des dévastations n’est pas une mission mais la seule attitude possible pour continuer encore et encore à œuvrer.

 

Roses méditerranéennes et arcs en ciel orientaux, céramiques et tissages, tracent des liens de mondes habités, tressent des refuges habitables.

 

Les pratiques de l’une et de l’autre sont des trajets nomadiques qui, pas à pas, ont été façonnés dans leurs ateliers respectifs et reconnectées pour faire sentir dans cette exposition « Ombres brûlées et rose fluo » que leurs collaborations s’enrichissent de divergences, que « les divergences font tenir un monde en perpétuel changement ».